Orthohand • Dr Wissam El-Kazzi
Traumatismes de la main
Fractures, plaies et lésions profondes
Évaluer rapidement les lésions afin de préserver la mobilité, la sensibilité et la fonction de la main.
Les traumatismes de la main nécessitent une évaluation précise afin d’identifier les lésions osseuses, tendineuses, nerveuses, vasculaires ou ligamentaires. L’objectif est de préserver la fonction de la main, la mobilité des doigts, la sensibilité et la capacité de reprise des activités.
Plaie par verre ou couteau
Les plaies de la main par verre ou couteau peuvent sembler limitées en surface mais toucher en profondeur les tendons, les nerfs ou les vaisseaux. Une perte de mobilité d’un doigt, un trouble de la sensibilité, un saignement important ou une froideur du doigt doivent faire suspecter une lésion profonde. La prise en charge est souvent chirurgicale lorsque les structures nobles sont atteintes. L’objectif est de réparer les tendons, nerfs ou vaisseaux lésés et de préserver la fonction du doigt.
Amputation d’un doigt
Une amputation traumatique d’un doigt est une urgence spécialisée. Le fragment amputé doit être conservé proprement, au froid, sans contact direct avec la glace, et le patient doit être orienté rapidement vers un centre spécialisé. Selon le niveau de l’amputation, l’état du fragment et le délai de prise en charge, une réimplantation microchirurgicale peut être discutée. La priorité est de préserver au mieux la fonction, la sensibilité et l’aspect de la main.
Fracture-écrasement de la main
Les traumatismes par écrasement peuvent associer fractures multiples, lésions cutanées, atteintes tendineuses, nerveuses ou vasculaires. Une radiographie est indispensable et un scanner peut être utile dans les lésions complexes. Le traitement vise à stabiliser les fractures, protéger les tissus, limiter les raideurs et permettre une récupération fonctionnelle. Selon les cas, une immobilisation, une ostéosynthèse par broches, plaques, vis ou fixateur externe, ainsi qu’une rééducation spécialisée peuvent être nécessaires.
Mallet finger
Le mallet finger correspond à une rupture de l’appareil extenseur de la dernière phalange. Le patient ne parvient plus à relever activement l’extrémité du doigt. Cette lésion survient souvent lors d’un sport de balle ou d’un traumatisme direct. Le traitement repose le plus souvent sur une immobilisation stricte de l’articulation en extension pendant plusieurs semaines, tout en laissant libre l’articulation voisine. Une prise en charge précoce limite le risque de déformation persistante.
Jersey finger / Rugby finger
Le jersey finger correspond à une désinsertion du tendon fléchisseur profond du doigt, responsable d’une impossibilité de plier activement la dernière phalange. Il survient typiquement lors d’un mouvement d’arrachage, par exemple dans les sports de contact. Le diagnostic est clinique et doit être complété par l’imagerie pour rechercher un arrachement osseux. Il s’agit d’une urgence chirurgicale, car le tendon peut se rétracter rapidement. La rééducation post-opératoire est essentielle.
Entorse interphalangienne
Les entorses des articulations interphalangiennes sont fréquentes, notamment lors des sports de balle. Elles peuvent paraître bénignes mais laisser des séquelles de gonflement, raideur ou limitation d’extension si elles sont négligées. La plupart ne nécessitent pas de chirurgie, sauf en cas d’instabilité articulaire ou de fracture associée. Le traitement favorise une mobilisation protégée précoce, parfois avec orthèse, afin de limiter l’enraidissement.
Entorse métacarpophalangienne du pouce
L’entorse métacarpophalangienne du pouce concerne fréquemment le ligament latéral ulnaire, notamment après une chute ou un traumatisme sportif. En cas de rupture complète, le ligament peut ne pas cicatriser spontanément, notamment lorsqu’il existe un effet de Stener. Une douleur persistante et un gonflement du côté ulnaire du pouce doivent faire rechercher une entorse grave. L’échographie ou l’IRM peut aider au diagnostic. Le traitement chirurgical doit être réalisé rapidement en cas de rupture complète afin d’éviter une laxité douloureuse chronique.
Doigt de portière
Le doigt de portière est un traumatisme fréquent, en particulier chez l’enfant. Les lésions peuvent aller de la simple contusion à l’atteinte de l’ongle, de la dernière phalange, des tendons ou des tissus mous. Un hématome sous l’ongle peut nécessiter un drainage, une plaie du lit de l’ongle peut devoir être suturée et une fracture peut nécessiter une stabilisation. La repousse de l’ongle prend du temps et le résultat définitif ne doit pas être évalué trop précocement.
Trauma par injection
Les traumatismes par injection sous pression sont rares mais graves. L’aspect initial peut être trompeur, avec une petite porte d’entrée peu impressionnante, alors que le produit injecté peut provoquer une atteinte profonde des tissus, une ischémie, une infection ou une nécrose. Il s’agit d’une urgence chirurgicale. Le patient ne doit pas être renvoyé sans avis spécialisé. Le traitement repose sur un lavage, un débridement, des prélèvements bactériologiques et une surveillance hospitalière selon la gravité.
Autres domaines de prise en charge
Chaque situation est évaluée individuellement
Pathologies de la main
Les pathologies de la main peuvent provoquer des douleurs, une perte de force, une raideur, une déformation progressive ou une gêne dans les gestes du quotidien.
Pathologies du poignet
Les douleurs du poignet peuvent être d’origine osseuse, articulaire, tendineuse ou ligamentaire.
Traumatismes du poignet
Les traumatismes du poignet peuvent entraîner des fractures, des lésions ligamentaires ou des douleurs persistantes.

